jeudi 13 octobre 2011

La couleur des sentiments, de Kathryn Stockett


Jackson, Mississipi, fin des années 60.
Tous les blancs ont des noirs à leur service. La progéniture est même élevée par celle qui assure le service, ménage et cuisine compris.
Le nouvel esclavage moderne, avec nos yeux d’hommes des années 2000. Mais la réalité est plus subtile, les relations blancs-noirs ne sont pas aussi tranchées, et c’est ce que raconte ce livre. Qu’il y avait de l’amour entre chaque partie, et de la haine bien sûr. 
Mais le temps du changement s’annonce, avec le retour de Skeeter à Jackson, et ses rêves de vie de femme indépendante. Sur fond de guerre de Vietnam, Kennedy, Martin Luther King, mini-jupe et pilule, le roman explore avec douceur et profondeur la vie de 3 de ses protagonistes, blanches et noires, ce qui donne une sacrée force à l’histoire. Chaque narratrice donne un éclairage particulier aux événements, et l’on s’attache à chacune d’elles.
Ce sujet si brûlant, celui de l’asservissement des noirs par les blancs, a été traité avec une grande délicatesse. La preuve en est de l’immense succès rencontré Outre-Atlantique d’abord, puis en Europe.  

Le livre sans nom


Un western. Voilà le premier mot qui me vient à l’évocation de ce livre.
Puis Quentin Tarantino.
Enfin mecs.
Dans Santa Mondega, une ville oubliée des Etats-Unis, des choses étranges ont lieu. Ou plutôt se réitèrent à intervalles réguliers. Tout ça sous l’œil du barman Sanchez, blasé de tout (à ce qu’il croit). Dans cet endroit pas très sympathique, on tue comme on boit sa bière, en rigolant avant et après. Donc amateurs de romans au style travaillé, vous passerez votre chemin. Du brut de décoffrage, donc, avec les ingrédients violence + humour second degré en guise d’ingrédients (voir la scène mémorable de boucherie, alors que les protagonistes sont tous déguisés en super héros).
Je ne sais pas si j’aurais fait de ce livre un Prix des lecteurs 2011 (Le Chuchoteur, oui, sans l’ombre d’un doute). Mais ce fut une lecture plaisante, un peu trop sanglante à mon goût. Ce type de roman n’est pas ma « came » habituelle. Et ne le deviendra pas. Mais un peu de changement ne fait pas de mal !! (Interdit aux moins de 18 ans, ou du moins avant d’avoir développé un certain sens de l’humour noir).   

En avant route, d'Alix de Saint André


Quelle(s) raison(s) poussent ces randonneurs (et/ou pèlerins), ces messieurs et madame tout-le-monde, à partir plusieurs jours, semaines ou mois sur le même chemin depuis des siècles ?
A manger dans des refuges mal chauffés, bruyants et sans intimité ?
Mystère.
Et ce que raconte l’auteure, peut se résumer à une série d’anecdotes, d’histoires et de péripéties qui « font » le chemin. Les rencontres. Les messages reçus, et qui font grandir tous ces protagonistes, en quête de quoi d’ailleurs ? 
Je pense aux oiseaux migrateurs, qui volent sur des milliers de kilomètres, à la recherche de chaleur et de nourriture. Tous se rassemblent aux mêmes endroits, année après année, selon une sorte de rite ancestral. Qui, quand, où, pourquoi ?
Mystère.
Et je me dis que ces pérégrinations humaines ont toujours un sens, que l’on pense spécifique à chacun, et qui sont en fait intemporel et universel.
A la lecture de ce livre, on se demande ce qu’on fout là, assis sur notre chaise et dans notre vie, et ce qui nous empêche de partir à l’assaut de ce chemin mythique. De notre vie.
Merci Alix.

PS : p169 du format poche, un passage m’a particulièrement plu, un message que j’ai plaisir à lire et à relire car il résume très bien le propos du livre.   

Le rapport de Brodeck, de Philippe Claudel


Brodeck est revenu d’où personne ne revient.
Il a survécu à l’enfer sur terre, et pense pouvoir revenir à une vie « normale ». C’est compter sans sa mémoire, indomptable et infatigable.
Mais la guerre ne fait pas qu’exterminer des peuples, « elle ravage et révèle » aussi. Et son village, perdu dans les montagnes, accepte mal qu’un étranger, surnommé « l’Anderer », s’installe à demeure en son sein. Cet homme observe, comprend, ne se lie qu’avec les quelques belles âmes qui ont survécu. Dont Brodeck. Ce qui lui attire les foudres des habitants, leur rage destructrice ayant trouvé de nouveau un bouc émissaire.
Attention chef d’œuvre : Philippe Claudel parle des camps, de l’amour, de la peur, de l’ignorance. Le contexte historique ne sert qu’à aviver l’intemporalité de nos comportements humains. Ce village n’est pas éloigné du nôtre.
Ce qui fait qu’on garde un livre dans notre bibliothèque, ce sont les moments de grâce que l’on vit en le lisant. Par grâce j’entends une phrase écrite et qui a un écho en nous. Ce qui en pensée se traduit par « comment a-t-il réussi à écrire avec autant de précision/ beauté/ acuité ? ». Et je me suis arrêtée à plusieurs reprises pour savourer ces moments là, relire certaines phrases. J’ai gardé Le rapport dans ma bibliothèque.         

Dans les coulisses du musée, de Kate Atkinson


Dans la série « j’aime les auteurs anglais », je veux…un roman ! (pour changer)
Pas banal, le début de ce roman à la 1ère personne, celle de Rubis, pas encore née et devinant déjà qu’elle n’est pas forcément la bienvenue. Pas banale non plus, la famille Lennox, dans laquelle elle est forcée d’atterrir. Rubis y décrit sa vie, avec ses yeux d’enfant, puis d’adolescente, et enfin d’adulte. Pour chaque chapitre de sa vie, une annexe vient s’y ajouter, celle d’une de ses parentes. Dernier ingrédient de ce récit bien ficelé, un secret bien gardé vient s’y ajouter…
J’aime, j’aime, j’aime ! Quelle perle que cette Rubis (ahah), que l’on suit avec grand plaisir, ses morceaux de vie doux-amers, son humour si fin qui cache pudiquement la tristesse des situations.
La vie des grand-mère, grand tante et autre aïeule de la protagoniste donne de la profondeur au roman : erreurs de vie comprises trop tard, regrets, et puis la vie, les hommes, les rêves, toujours les mêmes au fond, celle d’être heureuse, un peu, beaucoup, passionnément…

Un jour, de David Nicholls


1980 : Emma et Dexter se rencontrent le jour J : la fin de l’ère estudiantine et le début de leurs vies d’adultes responsables. Vaste programme que les 2 envisagent de manière très différente.
La nuit de leur remise des diplômes, ils se découvrent, mais ne se connaissent pas encore bien eux-mêmes. Ils ont toute une vie à inventer, et décident de mener à bien leurs projets chacun de leurs côtés. Cependant, le lien qu’ils ont créé cette nuit là va les poursuivre, et les amener à échanger des lettres, petits résumés ou grandes dissertations, chaque 15 juillet.
Suivre Dexter et Emma pendant plus de 20 ans, c’est un moment de bonheur que je recommande !! Le fait que le roman soit en partie épistolaire épice le récit de fins de chapitres « mais-que-va-t-il-advenir-l’année-prochaine ». Suspens !
Deuxio : la toile de fond, c’est l’Angleterre qui change, celle de Thatcher, de la montée de la puissance financière, de l’argent facile (pour certains). Une période de transition intéressante pour mieux comprendre (un peu) ce qu’est devenu le pays aujourd’hui.
Enfin, avec tout ce qui peut arriver dans une vie, on ne peut s’empêcher de réfléchir à la sienne, de vie, à ce qui peut advenir en un an, ou plus, et qui nous fait aussi changer. Car là est une des clés de ce roman : en voyant évoluer les protagonistes, on se regarde forcément un peu dans le miroir…

vendredi 2 septembre 2011

La 7ème vague de Daniel Glattauer


Que dire sur ce livre qui est la suite du fabuleux romain "Quand souffle le vent du nord"!
C'est dans la même continuité que le premier, lui toujours séduisant, charmant, manipulant très bien l'écriture, elle toujours aussi "chiante" (pardonnez moi, mais c'est comme ça que je la vois) à toujours vouloir tout savoir!
L'histoire est toujours autant prenante, des nouveaux personnages arrivent, des rencontres physiques mettent du dynamisme au livre. Je l'ai terminé en 2 jours je crois.
Mais le livre ressemble au premier et je reste sur une pointe de déception. Peut être parce que certainement je n'aurai pas voulu que ça se finisse comme ça. C'est trop facile!
Histoire virtuelle, histoire réelle, histoire de point de vue. C'est un bon livre de vacances!

L'empire des anges de Bernard Werber


Qui n'a jamais pensé à son ange gardien dans les moments où on a besoin d'aide? Après avoir lu ce livre, on se pose forcément la question de l'ange gardien, en a-t-on un? Peut on l'appeler? Vais-je devenir un ange? Combien pèse mon âme?...
Werber nous amène encore une fois dans un nouveau monde, un monde auquel tout le monde a au moins une fois essayé d'imaginer : le paradis!
Nous découvrons la mission des anges, le paradis, et bien d'autres choses à travers Michael Pinson, qui devient ange dès le début du livre et qui a pour mission d'exaucer les voeux de ses clients, de les diriger dans leurs choix à travers des signes et surtout que leur âme s'élève à plus de 600 points pour devenir ange à leur tour. Suivre la vie de ces 3 personnes qui a priori n'ont rien en commun, mais au final vont se croiser dans un monde où dans un autre est assez fascinant. En parallèle, notre personnage principal n'a rien perdu de sa curiosité et part à la découverte du 7ème monde!
Un livre fascinant qui nous amène dans des mondes inconnus et qui nous pousse à imaginer ce qu'il peut bien avoir après la mort.
Je le recommande fortement, avec "les thanatonautes" à lire en premier!

lundi 27 juin 2011

Le chuchoteur, de Donato Carrisi

2 jours.

J’ai terminé ce livre en 2 jours. Impossible de s’en détacher, le lecteur tombe dans l’intrigue directement, pour ne plus pouvoir en sortir.

Captivant, terrifiant, perturbant, horrible et cruel, Donato nous emmène dans des profondeurs d’horreurs, inspirées de faits réels. L’auteur étant criminologue, on ne peut hélas que s’alarmer chapitre après chapitre, en se barricadant chez soi histoire de se protéger d’un éventuel psychopathe…

Pour résumer : 6 bras de petites filles sont retrouvés enterrés, dont l’un pourrait appartenir à une rescapée. Une équipe, menée par le criminologue Goran Gavila, enquête sur ces meurtres.

Un conseil : ne prenez pas ce livre pour les vacances. Ou alors prévoyez des temps de lecture. Et amenez un partenaire assez réceptif aux thrillers, afin que vous puissiez en parler avec lui…

Elégie pour un américain, de Siri Hustvedt

Elégie : poème de longueur et de forme variables caractérisé par son ton plaintif particulièrement adapté à l’évocation d’un mort.

Pas étonnant donc qu’il s’agisse d’un livre écrit suite au 11 septembre. Et qu’il commence lorsque le protagoniste principal, Erik Davidsen, enterre son père. Celui-ci remonte alors dans son passé, et re-découvre un être avec qui il n’a pas partagé autant qu’il le pensait.

En lisant ce roman, j’ai eu l’impression que l’auteur développait plutôt une réflexion sur la perception de soi, le rapport de tout être avec son passé, et la difficulté de vivre le présent avec son propre vécu.

Je ne suis pas une fan d’analyses écrites (qu’elle soit politique, économique, philosophique…), j’aime plutôt les romans car ils peuvent nous emmener loin, dans des lieux et histoires insoupçonnables, avec des personnages qui peuvent nous servir de compagnons de route. J’ai besoin de cette trame pour m’évader.

Ce livre a réussi à combiner analyse et roman, une belle gageure !

Je crois bien que je vais continuer à lire cette auteur : j’aime ses descriptions de personnages, qui tentent de vivre avec ce qu’ils sont, comme ils peuvent, dans un monde ni blanc-ni noir, ni beau-ni laid. Un monde où la normalité est de rigueur, et où pourtant les êtres humains disjonctent si rapidement.

Impossible de résumer ce roman, il y a trop d’idées, je l’avoue.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu une lecture aussi enrichissante, et cela fait du bien!

mercredi 9 mars 2011

Prodigieuses créatures, de Tracy Chevalier

Ce roman retrace l'histoire de Mary Anning, jeune anglaise du XIXe et découvreuse de fossiles, ces "prodigieuses créatures" grâce auxquelles nous avons remonté le temps. Mary n'a rien pour elle : aucun "background" social, un père qui meurt alors qu'elle était encore très jeune, des conditions de vie difficiles, et un bel accent patois du Dorset. N'oublions pas l'essentiel : c'est une femme de surcroit!! 
Alors quand Mary découvre un énorme fossile dans une falaise, inconnu des grands scientifiques de l'époque, autant dire que l'événement est mal vécu... et ces messieurs sont prêts à inventer n'importe quelle excuse pour passer outre cette belle découverte... ou quand la bêtise aveugle l'intelligence...
Ce roman, c'est aussi le récit d'une belle amitié entre 2 femmes que tout sépare, surtout et évidemment la condition sociale, et qui se découvrent une passion commune pour les ammonites ou autres bélemnites.
Alors, aimé ou pas aimé? Eh bien... j'ai passé un moment agréable avec ce roman. J'ai pris l'air... (eh oui, on passe du temps à chercher le fossile!!). Mais sans plus : serais-je en pleine overdose de romans pseudo-féministes? Tracy Chevalier est comparée à Jane Austen : franchement, je suis nettement plus emballée par Jane! Même son roman La jeune fille à la perle, que je recommande par ailleurs, n'égale  pas une bonne vieille production de dame Austen!
Livre conseillé pour les vacances : on ne passe pas son temps à le lire, ce qui permet de profiter du temps libre!

jeudi 24 février 2011

La nuit aux étoiles, de Shobhaa Dé

Shobhaa Dé, psychologue devenue journaliste spécialisée dans le monde du cinéma s'est particulièrement intéressée - et impliquée - à l'évolution de la condition de la Femme en Inde. Auteur de nombreux romans, La Nuit Aux Etoiles est le premier à être traduit en français.
A travers ce roman, nous parcourons la vie d'Aasha Rani, jeune indienne venant de Madras et dont la mère souhaite, à n'importe quelle prix, la faire devenir la plus grande star du cinéma bollywoodien. L'objectif atteint, la suite ne sera pas aussi simple. On découvre ainsi un univers impitoyable où se mêlent la jalousie, les rancœurs, la mafia, les jeux de pouvoir, sans oublier, du sexe. Le style est direct, les descriptions sont crues.
Pour ma part, j'ai dévoré ce livre en me demandant à chaque page comment allait évoluer cette jeune femme. Atteindra-t-elle le nirvana, comment se défendra-t-elle face à cette violence incessante ?

jeudi 27 janvier 2011

L'agneau, Christopher Moore



Connaissez-vous la vie de Jésus ? Je veux dire, la connaissez-vous vraiment ?? Car en dehors de sa naissance et des différents récits de sa vie publique (les 4-5 dernières années), on ne peut pas dire qu'il y ait grand chose sur l'entre-deux. Heureusement, Christopher Moore ressuscite pour vous Biff, fidèle et meilleur ami de Jésus. Sa mission : Combler ce vide en rédigeant le cinquième testament !
Tout commence à l'âge de 6 ans tandis que Jésus redonne vie à des lézards fraîchement écrabouillés par son frère. Biff découvre alors ce camarade très particulier ... ses "pouvoirs", sa philosophie mais aussi ses doutes face à la vie qui lui est destinée.
N'ayez crainte, avant d'aborder les questions métaphysiques, nos deux jeunes chérubins vont déjà s'essayer aux 400 coups (avez-vous déjà pensé à circoncire une statue romaine ?). Plus tard, viendra le temps du voyage. Prenant la route vers l'Orient à la recherche des Rois Mages, nos deux amis vont découvrir le monde et vivre des aventures extraordinaires !

Avec beaucoup d'humour et de finesse, ce livre a vraiment réveillé mes zygomatiques ! Associé à de l'aventure, du suspense et des rebondissements, votre imagination sera particulièrement sollicitée, à tel point qu'on en regrette la fin.

mardi 25 janvier 2011

Les chaussures italiennes, de Henning Mankell

Du bon ptit style scandinave : condensé d'émotions, non-dits qui en disent long, à tel point qu'on en vient à sentir le silence qui entoure le personnage principal, Frederik, qui vit seul sur son ile depuis le jour où sa vie a basculé. Et puis patatras, son amour de jeunesse débarque sur son bout de terre... L'auteur nous fait creuser encore et encore son personnage, et je ne sais toujours pas si je m'y suis attachée ou pas. C'est peut être la force de ce livre : décrire un homme comme les autres, égoïste, angoissé, seul, hanté par le poids du passé. 
Ouf! Moi qui suis fan de Monsieur Malaussène, de Daniel Pennac, eh ben on peut dire qu'on tombe dans le genre opposé. Ca ne veut pas dire que... non non... mais bon, là, j'ai eu des "coups de mou" comme on dit par chez nous : c'est peut être la température (fait toujours froid en Suède), la difficulté à se sentir proche du protagoniste principal, le caractère suédois (on est loin des latins quand même)? Je cherche, je cherche, ce doit être mon manque de sensibilité (remise en question), ma paresse littéraire (j'ai déjà dit que j'aimais Monsieur Malaussène?), mon goût immodéré de l'humour British (j'ai vraiment l'impression que les Suédois ne l'ont pas), ô rage ô désespoir... 
J'ai terminé le bouquin, et je peux vous dire que je ne suis pas prête de lire du scandinave pour l'instant, sauf s'il y a meurtre et enquête à la clé.

jeudi 20 janvier 2011

Le pavillon des pivoines, de Lisa See

La Chine, au XVIIe siècle.
Pieds bandés pour les femmes : tout un programme.
Ben oui, pour une femme occidentale du XXIe siècle, forcément, ça part mal. Référence à Vent d'Est, vent d'Ouest, de Pearl Buck, on se retrouve dans le même contexte de mariage arrangé, de tradition supra lourdingue, et de pruniers en fleurs, sauf que la période est différente (XXe).
"Déjà vou" dirait les Américains (avec cet accent délicieux, rhaaaaa).
Pour continuer à lire, il faut donc s'accrocher à ledit prunier. Car l'intérêt de l'histoire commence à la 2e partie du bouquin, lorsque l'héroïne devient un fantôme. Eh bé vi, on en apprend des belles sur cette condition plutôt désagréable, et surtout, l'évolution de la protagoniste principale prend réellement de l'essor à partir de cette période. Qu'est ce que l'amour fou, dans un contexte de traditions oppressantes et de perturbations politiques? Qu'est ce que l'amour tout court en fait?
J'avoue : je partais avec des a priori négatifs sur ces traditions de concubinage, de respect des ancêtres, et du devoir qu'ont les femmes de servir leurs hommes (père, mari, fils) dans tous les aspects de leur vie... eh bien, vu dans le contexte, on comprend un peu mieux.
Mais je ne peux décidément pas valider cet état de fait, et l'auteur non plus. Que les femmes n'aient pas le droit d'avoir les mêmes défauts ou ambitions que les hommes, non vraiment...
Un beau livre, même si un peu longuet parfois...