Aie aie aie, ca souffle grave, et il faut bien rester accroché pour terminer ce livre!
On est loin d'un Fondation, certes beaucoup moins littéraire, mais dont l'histoire est époustouflante. Là, je dirais que les caractéristiques sont inversées : l'histoire est recherchée mais ne tient pas en haleine, tandis que le style est impressionnant. Hélas, il en est tellement impressionnant qu'il en devient usant... Déjà qu'avec l'histoire, le lecteur a de quoi se concentrer (une horde lutte contre le vent, à l'origine de tous les maux de cette planète), le style en rajoute une couche...
Pour les amateurs de SF, et les courageux!!
dimanche 15 août 2010
Jane Eyre, de Charlotte Bronte
Décapant, époustouflant, extraordinaire : amateurs des histoires romantiques du XIXe siècle, dans le plus pur style anglais, welcome on board!!
Autant vous prévenir : je suis une grosse fan de Jane Austen, j'ai adoré Les Hauts de Hurlevent, et dans un genre différent mais tout aussi XIXe anglais, je porte aux nues Dracula. Tout me disposait à aimer Jane Eyre : autant dire que j'avais mis pas mal de pression sur les frêles épaules de feu Charlotte Bronte!
Ce qui m'émeut beaucoup dans cette histoire (ainsi que dans d'autres romans du XIXe écrit par des femmes), ou plutôt en transparence de la vie difficile de l'héroine, c'est la défense des droits de la femme. Remis dans son contexte, ce livre est un brûlot, à tel point que je n'aurais jamais laissé ma femme le lire (si j'eusse été 1. un homme / 2. anglais / 3. conservateur / 4. du XIXe). Le seul destin des femmes d'un bon milieu (les autres travaillant comme des bêtes de somme, et étant moins bien payées que les hommes, bien entendu), c'était de se marier avec un bon parti, puis de procréer, un mâle de préférence. Les femmes de l'époque étaient en train de se réveiller, mais Charlotte Bronte était bien en avance sur son temps! Pour preuve, je ne résiste pas à citer un passage déjà repris maintes fois : "(...) c'est étroitesse d'esprit chez leurs compagnons plus privilégiés que de déclarer qu'elles doivent se borner à faire des puddings, à tricoter des bas, à jouer du piano, à broder des sacs. Il est léger de les blâmer, de les railler, lorsqu'elles cherchent à étendre leur champ d'action ou à s'instruire plus que la coutume ne l'a jugé nécessaire à leur sexe".
Outre le féminisme, l'auteur dénonce les conditions de vie des pauvres, à l'opposé de la vie oisive des riches nobles ou bourgeois de l'époque.
Un bijou!
Autant vous prévenir : je suis une grosse fan de Jane Austen, j'ai adoré Les Hauts de Hurlevent, et dans un genre différent mais tout aussi XIXe anglais, je porte aux nues Dracula. Tout me disposait à aimer Jane Eyre : autant dire que j'avais mis pas mal de pression sur les frêles épaules de feu Charlotte Bronte!
Ce qui m'émeut beaucoup dans cette histoire (ainsi que dans d'autres romans du XIXe écrit par des femmes), ou plutôt en transparence de la vie difficile de l'héroine, c'est la défense des droits de la femme. Remis dans son contexte, ce livre est un brûlot, à tel point que je n'aurais jamais laissé ma femme le lire (si j'eusse été 1. un homme / 2. anglais / 3. conservateur / 4. du XIXe). Le seul destin des femmes d'un bon milieu (les autres travaillant comme des bêtes de somme, et étant moins bien payées que les hommes, bien entendu), c'était de se marier avec un bon parti, puis de procréer, un mâle de préférence. Les femmes de l'époque étaient en train de se réveiller, mais Charlotte Bronte était bien en avance sur son temps! Pour preuve, je ne résiste pas à citer un passage déjà repris maintes fois : "(...) c'est étroitesse d'esprit chez leurs compagnons plus privilégiés que de déclarer qu'elles doivent se borner à faire des puddings, à tricoter des bas, à jouer du piano, à broder des sacs. Il est léger de les blâmer, de les railler, lorsqu'elles cherchent à étendre leur champ d'action ou à s'instruire plus que la coutume ne l'a jugé nécessaire à leur sexe".
Outre le féminisme, l'auteur dénonce les conditions de vie des pauvres, à l'opposé de la vie oisive des riches nobles ou bourgeois de l'époque.
Un bijou!
Fondation, de Asimov
Une valeur sûre de la SF, me disait-on avant que je n'ouvre ce livre.
A ne pas rater, me conseillaient d'autres lecteurs.
Moi qui ne lis pas beaucoup de SF, et qui venais d'être découragée par ma lecture précédente (La horde du contrevent, voir billet précédent), j'étais curieuse mais sans plus. Eh bé, bien en a pris Polo, qui lors de notre dernière réunion, sortit ce livre à la dernière minute, en le recommandant chaudement. Je ne peux que partager son opinion : un monde lointain, ou les galaxies n'ont plus de secrets pour les hommes, mais où les hommes ont de plus en plus de mal à vivre ensemble, malgré des planètes lointaines.
Fondation, c'est aussi une réflexion sur les rôles stratégiques de la religion, du commerce et de la technologie au sein d'une civilisation, de la régression facile au "barbarisme" faute de réelle vision de l'avenir et des méfaits d'une caste trop puissante dont le seul souci est la défense de ses acquis. En fin de compte, on a plutôt l'impression qu'Asimov se sert de son histoire pour y défendre ses théories sur les grandeurs et les décadences des sociétés. Tout simplement génial.
Quand souffle le vent du nord, de Daniel GLATTAUER
Emma et Leo se rencontrent. Sur le Net. Par hasard.
Telle est la trame de l'histoire de Quand souffle le vent du nord.
A priori rien de bien palpitant, on se dit en ouvrant ce livre qu'on va passer un moment agréable, tranquille, sans palpitations aucune en tournant les pages. En un mot, le bon livre de plage qui permet de regarder ses voisins de soleil tout en lisant une histoire sympa mais sans plus.
Gravissime erreur de jugement! J'ai englouti ce livre en 3 jours, Emma et Leo m'ont fait rire, trembler, frissonner, j'ai suivi leur péripéties avec délectation, eh oui je me suis "fait eu" par ce livre. Daniel Glattauer rédige "emailistiquement" de main de maître, et les 2 personnages nous sont diablement sympathiques.
En lisant cette histoire, j'ai découvert comment une relation à distance, et donc nullement physique, permettait justement de créer un lien "d'esprit à esprit" tellement fort, à en avoir peur de se rencontrer "pour de vrai". Les faux semblants sont de suite repérés, les fragilités aussi, impossible de se cacher derrière le masque du corps : une vraie belle rencontre de 2 êtres.

La part de l'autre d'Eric Emmanuel Schmidt.
en cours de lecture... pour la prochaine réunion ?
l'histoire: en gros, Adolph Hitler, jeune étudiant, n'a pas été reçu à l'école des beaux arts de Vienne... mais s'il avait été reçu, sa destinée et celle du monde auraient-elles changées ? E.E.S. part de cette hypothèse pour imaginer ce que serait devenu Adolph H.
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