Elégie : poème de longueur et de forme variables caractérisé par son ton plaintif particulièrement adapté à l’évocation d’un mort.
Pas étonnant donc qu’il s’agisse d’un livre écrit suite au 11 septembre. Et qu’il commence lorsque le protagoniste principal, Erik Davidsen, enterre son père. Celui-ci remonte alors dans son passé, et re-découvre un être avec qui il n’a pas partagé autant qu’il le pensait.
En lisant ce roman, j’ai eu l’impression que l’auteur développait plutôt une réflexion sur la perception de soi, le rapport de tout être avec son passé, et la difficulté de vivre le présent avec son propre vécu.
Je ne suis pas une fan d’analyses écrites (qu’elle soit politique, économique, philosophique…), j’aime plutôt les romans car ils peuvent nous emmener loin, dans des lieux et histoires insoupçonnables, avec des personnages qui peuvent nous servir de compagnons de route. J’ai besoin de cette trame pour m’évader.
Ce livre a réussi à combiner analyse et roman, une belle gageure !
Je crois bien que je vais continuer à lire cette auteur : j’aime ses descriptions de personnages, qui tentent de vivre avec ce qu’ils sont, comme ils peuvent, dans un monde ni blanc-ni noir, ni beau-ni laid. Un monde où la normalité est de rigueur, et où pourtant les êtres humains disjonctent si rapidement.
Impossible de résumer ce roman, il y a trop d’idées, je l’avoue.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu une lecture aussi enrichissante, et cela fait du bien!
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