jeudi 27 janvier 2011

L'agneau, Christopher Moore



Connaissez-vous la vie de Jésus ? Je veux dire, la connaissez-vous vraiment ?? Car en dehors de sa naissance et des différents récits de sa vie publique (les 4-5 dernières années), on ne peut pas dire qu'il y ait grand chose sur l'entre-deux. Heureusement, Christopher Moore ressuscite pour vous Biff, fidèle et meilleur ami de Jésus. Sa mission : Combler ce vide en rédigeant le cinquième testament !
Tout commence à l'âge de 6 ans tandis que Jésus redonne vie à des lézards fraîchement écrabouillés par son frère. Biff découvre alors ce camarade très particulier ... ses "pouvoirs", sa philosophie mais aussi ses doutes face à la vie qui lui est destinée.
N'ayez crainte, avant d'aborder les questions métaphysiques, nos deux jeunes chérubins vont déjà s'essayer aux 400 coups (avez-vous déjà pensé à circoncire une statue romaine ?). Plus tard, viendra le temps du voyage. Prenant la route vers l'Orient à la recherche des Rois Mages, nos deux amis vont découvrir le monde et vivre des aventures extraordinaires !

Avec beaucoup d'humour et de finesse, ce livre a vraiment réveillé mes zygomatiques ! Associé à de l'aventure, du suspense et des rebondissements, votre imagination sera particulièrement sollicitée, à tel point qu'on en regrette la fin.

mardi 25 janvier 2011

Les chaussures italiennes, de Henning Mankell

Du bon ptit style scandinave : condensé d'émotions, non-dits qui en disent long, à tel point qu'on en vient à sentir le silence qui entoure le personnage principal, Frederik, qui vit seul sur son ile depuis le jour où sa vie a basculé. Et puis patatras, son amour de jeunesse débarque sur son bout de terre... L'auteur nous fait creuser encore et encore son personnage, et je ne sais toujours pas si je m'y suis attachée ou pas. C'est peut être la force de ce livre : décrire un homme comme les autres, égoïste, angoissé, seul, hanté par le poids du passé. 
Ouf! Moi qui suis fan de Monsieur Malaussène, de Daniel Pennac, eh ben on peut dire qu'on tombe dans le genre opposé. Ca ne veut pas dire que... non non... mais bon, là, j'ai eu des "coups de mou" comme on dit par chez nous : c'est peut être la température (fait toujours froid en Suède), la difficulté à se sentir proche du protagoniste principal, le caractère suédois (on est loin des latins quand même)? Je cherche, je cherche, ce doit être mon manque de sensibilité (remise en question), ma paresse littéraire (j'ai déjà dit que j'aimais Monsieur Malaussène?), mon goût immodéré de l'humour British (j'ai vraiment l'impression que les Suédois ne l'ont pas), ô rage ô désespoir... 
J'ai terminé le bouquin, et je peux vous dire que je ne suis pas prête de lire du scandinave pour l'instant, sauf s'il y a meurtre et enquête à la clé.

jeudi 20 janvier 2011

Le pavillon des pivoines, de Lisa See

La Chine, au XVIIe siècle.
Pieds bandés pour les femmes : tout un programme.
Ben oui, pour une femme occidentale du XXIe siècle, forcément, ça part mal. Référence à Vent d'Est, vent d'Ouest, de Pearl Buck, on se retrouve dans le même contexte de mariage arrangé, de tradition supra lourdingue, et de pruniers en fleurs, sauf que la période est différente (XXe).
"Déjà vou" dirait les Américains (avec cet accent délicieux, rhaaaaa).
Pour continuer à lire, il faut donc s'accrocher à ledit prunier. Car l'intérêt de l'histoire commence à la 2e partie du bouquin, lorsque l'héroïne devient un fantôme. Eh bé vi, on en apprend des belles sur cette condition plutôt désagréable, et surtout, l'évolution de la protagoniste principale prend réellement de l'essor à partir de cette période. Qu'est ce que l'amour fou, dans un contexte de traditions oppressantes et de perturbations politiques? Qu'est ce que l'amour tout court en fait?
J'avoue : je partais avec des a priori négatifs sur ces traditions de concubinage, de respect des ancêtres, et du devoir qu'ont les femmes de servir leurs hommes (père, mari, fils) dans tous les aspects de leur vie... eh bien, vu dans le contexte, on comprend un peu mieux.
Mais je ne peux décidément pas valider cet état de fait, et l'auteur non plus. Que les femmes n'aient pas le droit d'avoir les mêmes défauts ou ambitions que les hommes, non vraiment...
Un beau livre, même si un peu longuet parfois...