Du bon ptit style scandinave : condensé d'émotions, non-dits qui en disent long, à tel point qu'on en vient à sentir le silence qui entoure le personnage principal, Frederik, qui vit seul sur son ile depuis le jour où sa vie a basculé. Et puis patatras, son amour de jeunesse débarque sur son bout de terre... L'auteur nous fait creuser encore et encore son personnage, et je ne sais toujours pas si je m'y suis attachée ou pas. C'est peut être la force de ce livre : décrire un homme comme les autres, égoïste, angoissé, seul, hanté par le poids du passé.
Ouf! Moi qui suis fan de Monsieur Malaussène, de Daniel Pennac, eh ben on peut dire qu'on tombe dans le genre opposé. Ca ne veut pas dire que... non non... mais bon, là, j'ai eu des "coups de mou" comme on dit par chez nous : c'est peut être la température (fait toujours froid en Suède), la difficulté à se sentir proche du protagoniste principal, le caractère suédois (on est loin des latins quand même)? Je cherche, je cherche, ce doit être mon manque de sensibilité (remise en question), ma paresse littéraire (j'ai déjà dit que j'aimais Monsieur Malaussène?), mon goût immodéré de l'humour British (j'ai vraiment l'impression que les Suédois ne l'ont pas), ô rage ô désespoir...
J'ai terminé le bouquin, et je peux vous dire que je ne suis pas prête de lire du scandinave pour l'instant, sauf s'il y a meurtre et enquête à la clé.

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