lundi 22 novembre 2010

Marie Stuart, de Stefan Sweig

Quand on vous parle de l'Écosse, vous pensez à quoi? Franchement!
Franchement? Je pense au débat sur le kilt (slip ou pas slip?), à la pluie, au whisky et au monstre du Loch Ness. Et peut être à Sean Connery. 
Et dorénavant je penserai à Marie Stuart. Voui. On a tous entendu parler de cette reine, nimbée de flou historique et de semi-drame, mais dont il est impossible d'expliquer la raison de cette sensation de connu... qui n'en est pas vraiment... 
Résumons : la vie de Marie est un drame à la Shakespeare où grandeur et servilité se disputent, où la passion succombe à l'ennui. A la base, je me demandais pourquoi Stefan Sweig s'était attelé à sa biographie plutôt qu'à la grande d'Élisabeth I. De fait, ce personnage n'a pas marqué l'Histoire comme sa cousine. Il n'a pas mené l'Écosse à son apogée, n'a pas fait de mariage avec un grand roi, ou encore bâti ou écrit une quelconque œuvre. Non, l'intérêt à porter sur Marie Stuart est tout autre : sa vie elle-même est un drame. 
Et son auteur est un admirable psychologue de l'âme, qui observe son patient avec un certain détachement, tout en effectuant un beau travail d'historien.
Cependant... je crois que je fais une overdose de biographie à la Stefan Sweig : toujours très bien écrit, détaillé, précis, son texte se lit avec plaisir, certes, mais je n'ai pas eu autant de plaisir à le lire que la bio de Marie Antoinette ou de Fouché. Si je devais recommander une lecture, ce serait plutôt ce dernier d'ailleurs : le célèbre chef de Napoléon avait une autre envergure!

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