Décapant, époustouflant, extraordinaire : amateurs des histoires romantiques du XIXe siècle, dans le plus pur style anglais, welcome on board!!
Autant vous prévenir : je suis une grosse fan de Jane Austen, j'ai adoré Les Hauts de Hurlevent, et dans un genre différent mais tout aussi XIXe anglais, je porte aux nues Dracula. Tout me disposait à aimer Jane Eyre : autant dire que j'avais mis pas mal de pression sur les frêles épaules de feu Charlotte Bronte!
Ce qui m'émeut beaucoup dans cette histoire (ainsi que dans d'autres romans du XIXe écrit par des femmes), ou plutôt en transparence de la vie difficile de l'héroine, c'est la défense des droits de la femme. Remis dans son contexte, ce livre est un brûlot, à tel point que je n'aurais jamais laissé ma femme le lire (si j'eusse été 1. un homme / 2. anglais / 3. conservateur / 4. du XIXe). Le seul destin des femmes d'un bon milieu (les autres travaillant comme des bêtes de somme, et étant moins bien payées que les hommes, bien entendu), c'était de se marier avec un bon parti, puis de procréer, un mâle de préférence. Les femmes de l'époque étaient en train de se réveiller, mais Charlotte Bronte était bien en avance sur son temps! Pour preuve, je ne résiste pas à citer un passage déjà repris maintes fois : "(...) c'est étroitesse d'esprit chez leurs compagnons plus privilégiés que de déclarer qu'elles doivent se borner à faire des puddings, à tricoter des bas, à jouer du piano, à broder des sacs. Il est léger de les blâmer, de les railler, lorsqu'elles cherchent à étendre leur champ d'action ou à s'instruire plus que la coutume ne l'a jugé nécessaire à leur sexe".
Outre le féminisme, l'auteur dénonce les conditions de vie des pauvres, à l'opposé de la vie oisive des riches nobles ou bourgeois de l'époque.
Un bijou!
dimanche 15 août 2010
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